NOTRE PREMIER PASSAGE DE FRONTIERE, UNE AVENTURE EN SOI !

« Sacocherie ou bien ? »

J’ai eu l’occasion de lire beaucoup de blogs qui parlaient du passage de frontière pendant mes recherches TDM. Tout le monde est unanime :

c’est horrible.

Chacun a sa petite anecdote à raconter et tout le monde s’est fait avoir à un moment donné.

Bon ben nous, on n’a pas échappé a la règle, et je dirais même qu’on a fait pire !! Le point positif, c’est que c’est arrivé au début de notre aventure, promis, on ne recommencera pas !

Ahahah, alors, que s’est-il passé ?

Avant de partir pour le Nicaragua, on est aller se poser 2 jours sur la côte Pacifique, à Tamarindo une ville balnéaire, pour souffler un peu.

On a donc restitué la voiture à Libéria, ville au nord à côté de la frontière (une restitution un peu chaotique qui fera certainement l’objet d’un autre article…) ; puis on a organisé notre départ pour le Nicaragua.

Etant donné que c’était notre première frontière, on n’a pas voulu faire la version immersion avec les locaux, c’est à dire prendre plusieurs bus locaux différents, marcher dans le « no mans land » (c’est vraiment ça !) entre les deux frontières et payer pour rien.

On s’est plutôt dit, on prend le bus TICA, direct, sans embrouille, à 28$/pers.

A Libéria, un seul endroit est agréé pour fournir les fameux ticket de bus : la Posada del Tope.

On a donc pris nos billets de bus, en avance, pour la frontière, pour être sur d’avoir de la place ; en réservant aussi une nuit dans la Posada del Tope pour la veille du départ pour le Nicaragua.

Sereins, on est partis pour nos 2 jours à Tamarindo (2h30 de bus).

Deux jours plus tard, retour à Libéria, comme convenu, on arrive à la Posada pour passer la nuit.

On déchante un peu lorsque on est accueilli (vite dit) par une personne qui semblait ne pas supporter qu’on l’interrompe alors qu’elle regardait sa série télé. Très peu aimable, elle nous donne la clé de la chambre… n°13… un signe ? On a hésité à partir en courant, mais il était déjà tard et après tout, nous devions y passer seulement une nuit… La chambre avait dû être nettoyée pour la dernière fois le siècle dernier, elle était dépourvue de fenêtre et équipée d’un ventilateur sur pied aussi bruyant qu’un avion B52. L’atmosphère extérieure était déjà suffocante, alors dans ce hammam à couchette bas de gamme, autant dire que c’était franchement de la torture !

On a tout de même réussi à passer la nuit puis on a filé à la gare routière pour grimper dans le bus, direction le Nicaragua.

Après 1h30 de route, on arrive au poste frontière, on nous remet les formulaires de déclaration de voyageur (declaracion de viajero), jusqu’ici, tout est normal. On descend du bus et on commence à faire patiemment la queue.

Puis l’échange qui fait tout vasciller :

« Tu sors les passeports, stp ? »

« Euh c’est toi qui les a, non ? »

« Ben, non … »

(Ensemble) « MERDE, ils sont à Tamarindo !!!! »

Et voui, il avait été consciencieusement caché derrière la table de nuit de notre chambre…

Tout s’enchaîne très vite, on retourne au bus, on fait sortir nos sacs, on trace de l’autre côté pour monter dans un autre bus, traditionnel, celui-ci, et retourner à Libéria avec l’espoir de pouvoir ensuite faire l’aller/retour à Tamarindo dans la journée.

On a pu assez rapidement monter dans un bus en direction de Libéria, mais les bus traditionnels marquent plus d’arrêts, ce qui rallonge d’autant la durée du trajet.

Alors que l’on était très loin de l’imaginer, voilà que le bus se fait arrêter par une patrouille de police, l’un des agents (« légèrement armé ») monte dans le bus et commence à contrôler l’identité de tous les passagers.

« Ptin, on est fichu ! on va se faire embarquer !!! »

Pierre a alors eu la bonne idée de sortir au moins nos permis de conduire. On a ensuite expliqué qu’on avait laissé nos passeports à l’hôtel La posada del Tope, pour ne pas prendre de risque et donc que l’on avait seulement ces documents.

Le policier nous fait la morale et n’insiste pas trop, puis descend du bus qui reprend la route ; ouf ! Il ne manquerai plus que les l’on perde du temps à cause d’un contrôle de police, alors que l’on est déjà potentiellement dans la M…

On souffle, au moins 10 mn, car voilà que le bus est de nouveau stoppé pour un autre contrôle de police !

« naaaannnn »

On était plutôt confiant, jusqu’à ce que l’on voit le visage très peu sympa de l’agent montant dans le bus.

« naaaaannnn »

En effet, il a été bien plus pénible et insistant que le précédent, puis d’un geste nous a invité à descendre…

On a rassemblé nous affaires, on s’est levés, mais dans l’intervalle, le policier était sorti par la porte arrière et le bus a redémarré ( ?!)…

 

Bon, ben Banco, « on the road agaaaaain ! »

 

On arrive enfin à Libéria. Avec un peu de chance, on pourra prendre direct un autre bus pour Tamarindo ? Hum, nan. Il nous faudra attendre 2h pour faire ensuite les 2h30 de bus.

Le p’tit truc sympa, c’est qu’on a rencontré des Allemands qui l’attendaient aussi. On a donc pu papoter.

16h, on arrive enfin à Tamarindo, devant l’hôtel. (on amène nos collègues de bus allemand par la même occasion, qui cherchaient un logement)

On récupère à grands éclats de rire avec les proprios nos passeports. Puis on attend 17h, le bus retour pour Libéria pour se refaire 2H30 de bus.

On avait réservé pour un autre hôtel à Libéria, On a donc pris un taxi à notre arrivée car il faisait déjà nuit depuis longtemps (il était 20H30 !!)

On va pour faire le check in à l’hôtel.

«  T’as le sac de l’appareil photo ? »

– « Nan ? »

« Tu l’as pris dans le bus ? »

– « Jsais plus.. »

«  si, on l’a pris »

– « dans le taxi ? »

« putaiiiin »

Boulets jusqu’au bout, on avait oublié le sac de l’appareil photo dans le taxi .

Le réceptionniste appelle de suite la compagnie de taxi, et Pierre part en courant à la gare routière (le taxi y est surement retourné)

Il revient 15min plus tard, avec le même taxi, TRIOMPHANT !

Notre sac noir s’était soigneusement glissé entre le siège et la portière, et dans la nuit, on n’avait rien calculé.

N’empêche que cette journée nous a fait perdre beaucoup de temps (1h30bus + 2h de bus + 2h d’attente + 2h30 de bus + 2h30 de bus).

 

« Alors, on la passe cette frontière aujourd’hui ? »

Comme une impression de déjà vu, ou presque…

Remis de nos émotions de la veille, dans un beau petit hotel, on retourne à la Posada del tope pour acheter des billets TICABUS et enfin franchir le poste frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua.

Départ à 15h30, tampis, on arrivera de nuit, autrement, il fallait attendre 2 jours de plus à Libéria.

On connaît la route, il fait déjà nuit, on s’en fout, on est prêts, on sait que l’on doit payer chacun une taxe de sortie du Costa Rica de 5$ (en théorie), puis une taxe d’entrée au Nicaragua de 12$ (en théorie), on a déjà complété nos « declaracion de viajero » et ce coup-ci, on a nos passeports.

Le chauffeur du bus est supposé gérer la sortie et l’entrée pour chacun des pays (toujours en théorie…), ce qui nous convient bien.

En arrivant au poste frontière, le chauffeur nous annonce que c’est 14$ pour entrer au Nicaragua, il ne dit rien concernant la taxe de sortie (curieux) ; il nous annonce aussi qu’il faut que l’on descende du bus pour aller au bureau Costaricain.

On doit enjamber les personnes affalées par terre qui semblent attendre depuis des jours, c’est un vrai campement improvisé.

On démarre la queue, ça avance tant bien que mal, ça y est, c’est notre tour !!! On a presque passé un niveau, par rapport à la foi précédente J….

Tout semble en ordre, sauf que l’agent nous informe qu’il faut retourner dehors, trouver le bureau où l’on doit payer la fameuse taxe de sortie « impuesto de salida » ; en effet, la borne automatique ne fonctionne pas…

Il fait nuit, pas de panneaux, des gens partout, des militaires et des policiers armés, ça ressemble à une manif qui peut déraper à tout moment, et personne qui semble savoir où se trouve le bureau pour l’ « impuesto de Salida »…

Final on parvient à trouver ; fallait s’appeler Sherlock Holmes ; une mini cahute qui ressemble davantage à un stand de vente de glace à la sauvette.

Un petit panneau indique que la taxe est de 8$ (bon ben ça a augmenté), on paye, on nous délivre un reçu, curieusement, il est mentionné 7$ :-S

Allez, on retourne au bureau Costaricain et on fait enfin tamponner nos passeports.

Niveau 1 : OK

Direction le point de passage Nicaraguayen ; le bus stoppe et un agent diffuse un genre d’insecticide dans les soutes, on avance de quelques mètres dans un genre de cabine et c’est tout le bus qui est aspergé d’insecticide ou de désinfectant, on sait pas trop, mais il y a des stickers jaune, triangulaire avec une tête de mort au milieu…

On avance encore on passe un barrage de militaires plutôt armés, on les distingue assez bien malgré leur uniforme sombre car c’est presque la pleine lune et que le ciel est bien dégagé.

Allez, on stoppe, le chauffeur recueille les passeports de chaque passagers et les 14$, puis tout le monde descend et récupère son sac en soute… faut les passer aux rayons.

On est dessuite harponnés par des vendeurs à la sauvette de toutes sortes, très très insistants, le genre de gars qui ne te lâche pas !

Protocole de contrôle, oblige, on place nos sacs sur le tapi roulant, sauf qu’il n’y a personne pour regarder l’écran de la machine à rayons X…

On avance jusqu’à l’arrière du bâtiment puis on est encore assailli par des vendeurs de hamacs, de bouffe en tout genre, très mais alors très insistants ; pas étonnant, c’est les mêmes que quelques minutes plus tôt.

Le bus arrive enfin, on charge les sacs, on remonte, on redémarre, on stoppe encore, on descend et … on attend…

Le chauffeur arrive enfin avec un agent de l’émigration qui fait l’appel, restitue les passeports au fur et à mesure que m’on remonte dans le bus, avec le reçu pour le paiement de la taxe : 12$ ; curieux, ce devait être 14$.

Décidément, un trou spatio-temporel fait disparaître les dollars dans cette zone, l’heure de transit coûte 3$ par tête ; ne nous attardons pas plus !

Niveau 2 : OK ! WAIIII, on est enfin passés !!!!

Direction GRANADA Nicaragua.

 

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