Le Périto Moreno ou le monstre blanc

(On remercie Julien pour sa contribution à la rédaction de l’article, voir les parties en italique!)

Arrivée à El Calafate ! Ça y est, on en a fini avec le bus pour un petit moment !

El Calfate est une charmante bourgade plutôt bien entretenue et verdoyante, on se croit un peu dans une petite station de sport d’hiver en basse altitude. De plus le soleil brille, c’est vraiment agréable.

On arrive dans notre premier hôtel avec Jean Ju : un truc de fou tout en bois et une belle vue sur le lac et les montagnes. Aaah ça fait du bien un peu plus de luxe! Notre chambre est grande et spacieuse, même si Jean Ju a juste un lit une place…On a apprécié la quiétude du lieu et l’accueil personnalisé du personnel « Holààààààààààà ! »

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Il est 14h et on a toujours pas mangé, on s’arrête à La Tablita, parilla recommandée par le LP. C’est le premier repas argentin pour Jean Ju ! On commande un plateau de viande pour 3 : veau et différents morceaux de bœuf, des frites, des légumes et… un vin argentin, un Syrah Escorihuela Gascon. Sur le coup les quantités servies nous on paru assez contenues…

Et bien les amis, je peux vous dire qu’on s’est re-ga-lé. C’était délicieux! On ressort, le ventre plein, à la recherche d’excursions pour explorer le glacier, ou autre si affinité.

Pas de problème pour trouver de quoi vous occuper car de nombreux tour operator se situent sur l’artère principale de la ville, il n’y a qu’à pousser la porte et se laisser tenter… bien que très vite rattrapé par la réalité !

On va halluciner sur les prix ! Oui, je dirais que la vie en Argentine est plus chère que la France ! Il y a pas mal de marches à faire autour du glacier principal, et autour d’autres glaciers. On peut faire des pauses déjeuner dans des haciendas. Mais ces excursions sont toutes autour de 180 euros. Beaucoup trop cher!

Puis, je remarque une photo d’un groupe en canoë, entre des icebergs. « Tient c’est sympa ça! Et puis le canoë c’est jamais très cher » . Je demande le prix : 4800 pesos argentin. Humm bizarre comme prix.. je converti et je la regarde ahurie  » mais.. ça fait 300 euros!?? » Nan mais je demande car je pense qu’elle s’est trompée dans le prix! Mais non, elle me soutient même que c’est un tour « privé » « Muy exclusivo ! » de 10 personnes. Mouais.. 10 personnes c’est beaucoup et cela n’a rien d’exclusif sauf peut-être le prix !

Désappointés on se rabat sur le tour de base, la marche sur le glacier à 70 euros. Mais c’est déjà super bien et on est trop impatient!

Le lendemain, levé de bonne heure pour aller chercher la voiture, et direction le glacier. Je crois que je me souviendrais toute ma vie de ce moment, on était tout simplement euphorique! Car avec une voiture c’est un sentiment de liberté supplémentaire, l’idée de pouvoir aller où on veut et quand on veut… sachant qu’on est déjà au bout du monde, c’est vraiment grisant! nous ne sommes pas dépendant des bus ou des excursions en Groupe, fort appréciable. Jean-ju roulait à 200km/h tellement pressé de commencer ses vacances après ses 18h d’avion, et nous les yeux grands ouverts car 2 semaines passés en Argentine sans rien visiter.

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Jean-Ju pilote, Pierre Copilote

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Concernant la location de la voiture il faut tout de même relativiser les choses : les 200 km/h sont une illusion car notre véhicule était une Opel Corsa des années 90 à qui on a greffé un coffre et rebadgée sous la marque Chevrolet, je pense avoir fait une pointe à 130 km/h en descente avec le vent dans le dos ! mais vu la conception de la voiture je peux bien imaginer que 120 km/h en Chevrolette équivaut à 200 km/h tellement la voiture tremble et que la tenue de route est des plus approximative. Côté tarif on rejoint un peu le délire des tour operators… notre superbe Chevrolette, sans vitres électriques, ni fermeture centrale…. coûtait la modique somme de 120 €/jour ! sachant que j’avais réservé par le site voyages.sncf.com sur lequel j’avais eu un bien meilleur prix que sur le site du loueur directement. On se rend bien compte alors que nous sommes dans un endroit somme toute reculé et qui ne vit que grâce à l’afflux de touristes, ce qui explique des prix très élevés. Certes on peut se nourrir pour peu cher mais ça vous reste sur l’estomac et ce serait bête de passer à côté de la fameuse viande Argentine ! Prévoir donc un bon budget si on veut en profiter, sans non plus faire des folies… sauf à la Tablita !

La route est magnifique, le lac est d’un bleu lagon pur avec en toile de fond des montagnes enneigés. Et comble de l’euphorie, il fait un temps grandiose. Pas UN nuage. On s’arrête sur la route pour immortaliser ce moment et bien kiffer, C’est exceptionnel ! On arrive dans le parc national, on s’acquitte d’une petite taxe,

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et nous voilà sur une petite route serpentée le long de la rive, certains véhicules devant nous roulent très lentement, les multiples virages empêchent de pouvoir doubler en toute sécurité surtout avec les reprises amorphes de notre Chevrolette … bref Jean Ju, en bon parisien de base finit par perdre patience.

A chaque virage, on espère le voir : Le Glacier !! … « Avance C****** ! »

Puis soudain il apparait!! Aaahhh il est magnifique! Il éclate de blancheur avec le soleil, il détonne encaissé au milieu de deux montagnes sombres.

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le Perito Moreno
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un peu trop de soleil même !

 

Avant notre excursion on a un peu de temps pour aller faire de la marche avec point de vue juste devant le glacier.

L’endroit est particulièrement bien aménagé avec une promenade en bois. On fonce… très vite ralentit par la distance à parcourir et les nombreuses marches à descendre, monter, redescendre… je ne sais pas combien de temps ils ont mis pour installer cette promenade en bois mais chapeau, c’est particulièrement bien intégré au paysage et ça permet surtout de bénéficier des meilleurs points de vue sur le majestueux Glacier.

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une mer de glace …

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non, ce n’est pas la même que tout à l’heure!

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On mitraille. Il est énorme ce glacier! Presque aussi grand que le mur de G.O.T. (Game Of Thrones) ahahah!! Le plus intéressant, c’est le bruit. On entend des craquements toutes les 2 minutes. L’écho rebondi sur les différentes faces à l’intérieur du glacier et l’eau qui s’écoule à l’intérieur donne un bruit de fond permanent…ça fait froid dans le dos…

Il est l’heure, on repart pour le port, prendre le bateau qui nous amènera sur le Perito.

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On apperçoit depuis le bateau, des petits groupes sur la glace, ils on l’air minuscules!

Tout est bien organisé, on nous équipe de gants (la glace ça coupe!) Et on enfile des crampons sur nos chaussures.

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les petits groupes sur la glace

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On sépare les anglophones des hispanophones, en petit groupe de 15 (les hispanophones sont plus nombreux !), on commence la ballade, on nous explique la formation des glaciers et qu’on se trouve à une altitude de 200 mètres au pied du glacier, ce qui m’a surpris…

Comme on a pris le petit tour, ce n’est qu’une heure de marche, mais c’est bien assez pour s’en mettre plein les yeux et tâter le glacier au plus près et enfin de pouvoir se dire « j’ai marché sur un glacier » ! On voit des ruisseaux, des crevasses, et des milliards de nuances de bleus.

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en route!

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La marche n’est pas dure mais il faut faire attention avec ces crampons, on a vite fait de s’arracher le bas du pantalon (approuvé par Jean Ju). On doit se suivre en file indienne et ne pas partir gambader tout seul. Pourtant on a envie d’aller plus loin, d’en voir plus, d’être entouré de glace, de s’y perdre…

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Le temps est toujours impeccable, le soleil brille et se reflète sur le glacier mais il faut savoir que, selon notre guide, il est très intéressant de voir le glacier sous la pluie (ou après qu’il ait plu) car celle-ci nettoie la poussière sur la glace qui devient alors encore plus bleue…

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Le tour touche à sa fin, et pour la petite blague, on nous sert un whisky… on the rocks of course !

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à la tienne Pepito !

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Et puis c’est la fin, il faut rentrer.

Sur le chemin jusqu’au bateau, on entend des gros craquement, on a la chance de voir un gros bout de glace tomber. On comprend mieux pourquoi il est interdit de s’approcher du bord du lac : la chute de glace crée un mini tsunami !

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le bateau revient nous chercher
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adieuuuu
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la classe !

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On décide de retourner une dernière fois voir le glacier en face et on retourne là où on était en début de journée. N’étant plus pris par le temps, on décide de pousser un peu plus loin… très loin…on remonte des escaliers, on les redescend…! L’iWatch de Jean Ju s’affole : 18 km parcourus, 118 étages montés, des chiffres impressionnants qui seront bien vites dépassés les jours suivants…

Comme c’est la fin de journée, plein de bout de glace tombent, le son ricoche de partout, c’est vraiment impressionnant ! On devient d’ailleurs un peu esclave de cet épiphénomène tellement on veut shooter la glace qui s’effondre du Glacier… bref on commence surtout à ressentir la fatigue.

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un bloc vient de tomber !

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Il est l’heure de rentrer, il fait froid et il n’y a plus de soleil. Mais surtout, une autre motivation nous anime : retourner à La Tablita !! Après une journée riche en émotion et en sport, rien de mieux qu’une bonne grillade argentine!! Et encore une fois, on ne sera pas déçu ! D’autant que un peu échaudé sur les quantités servies la veille et motivé après une journée intense, on s’emballe sur la commande, pas un mais 2 plateaux de viande agrémentés d’amuses bouches en entrée et des accompagnements en veux-tu en voilà et bien sûr notre bouteille de Syrah préférée ! La serveuse nous calme gentiment en observant qu’un 2nd bateau de viande serait de trop… On respecte ses dires. La commande arrive et là on se rend compte que notre arrivée tardive de la veille devait correspondre à une fin de service… ce soir les quantités sont gargantuesques, on se coupe littéralement le ventre, on recommande une autre bouteille de Syrah… nous sommes repu et on redoute la note ! ça sera finalement 170 € à 3 ce qui les vaut franchement, le cadre est très sympa, chaleureux et dieu que c’est bon !

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On repense à cette journée.. qu’est-ce que c’était beau….et une sacrée entrée en matière pour la vraie 1ère journée de vacances pour Jean Ju.

Demain on quitte El Calafate pour se rendre à El Chalten, Jean Ju règle les 2 nuits d’hôtel et là petit déconvenue, les cartes ne passent apparement pas, ni Visa, ni American Express, obligé de payer en cash. Et c’est là où tu te rend compte que le prix affiché sur ta résa booking n’a plus rien à voir avec la réalité, la faute à une TVA de 21% à payer en plus (contrairement au Chili où la TVA est récupérable dans la plupart des établissements touristiques) et à un taux de change très favorable aux hôteliers.

Après un bon petit déjeuner, on savoure toujours l’accueil personnalisé du personnel et Pierre se délecte de Dulce de Leche (pour ne pas dire se goinfre), on reprend la voiture. On va rouler sur une partie de la fameuse Ruta 40, la route qui traverse toute la Patagonie. Autrefois, elle n’était pas goudronné et c’était un vrai parcours du combattant de la conduire. Mais ce qui est sûr, c’est que les paysages n’auront pas changés.

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