Welcome in China

Pour être honnête, contrairement à Celia, j’appréhendais d’aller en Chine. J’avais beaucoup de préjugés.
Familiarisé avec les idées reçues et les clichés, le chinois crache, montre son ventre, parle fort; les chinois visent le profit immédiat au détriment de l’esthétique et de l’environnement….
Certes, il y a des chinois qui crachent et éructent, comme ailleurs;

Certes, certains montrent leur ventre en ayant préalablement pris le soin de rouler le tee-shirt pour ne pas qu’il redescende, c est amusant;

Certes les chinois parlent fort, particulièrement les vieilles dames, peut être sont elles simplement dure d’oreille.
Question esthétique, il est difficile de généraliser, question environnement, on a tous à faire des progrès et contrairement aux discours que l’on entend de pays qui prétendent s’en soucier, la vérité en est souvent bien éloignée.

J’admets que mes préjugés ont été battus en brèche!

Fin du voyage oblige, quelques jours en Chine, c’est trop court! Il y a beaucoup de choses à voir et les distances sont démesurées.
On le savait, on avait envisagé d’y passer au moins un mois et nous focaliser sur la partie sud, au départ de Shanghaï pour rejoindre la frontière sino-laotienne.
Compte tenu du peu de temps qui nous reste, on ciblera quelques étapes à des endroits qui nous tiennent à coeur.

On quitte le Japon au départ d’Osaka, direction Hong Kong. Heureusement, pendant notre séjour à Tokyo, on a réussi a obtenir le visa pour la chine. Par conséquent, on aura pas besoin de passer au minimum 4 jours dans la mégalopole, que l’on connaît déjà et qui est une ville assez chère.
Le vol se déroule sans en ombres, juste quelques petites turbulences avant l’atterrissage.
Des que l’on débarque de l’avion, on file au guichet de la compagnie de ferry qui assure la liaison entre HK et Zuhai, ville portuaire chinoise. Eh oui, car on avait trouvé la veille un vol à 30 euros pour nous éviter 7h de bus jusqu’à Changsha!

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les Ferries pour Zuhai ou Macao

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ça building sévère!

Il y a deux avantages, le premier c’est que l’on a pas besoin de passer l’immigration à HK, car on reste en zone de transit et le second est que nos bagages soutes nous suivent sans que l’on s’en préoccupe aussitôt que l’on a acheté le billet pour la traversée.
En revanche, c’est un peu serré car il n’y a pas beaucoup de bateaux.
Or, on a un vol à partir de Zuhai en direction de Changsha et il faut compter 1h à 1h30 de bateau et autant pour relier le débarcadère à l’aéroport. Ensuite, enregistrement, passage des zones de contrôle de sureté…
On pensait innocemment qu’à proximité de HK il y aurait bon nombre d’anglophones.
La réalité est moins confortable… Et sans wifi, pas d’application traducteur…
Par chance à Kyoto, la personne qui tenait l’auberge de jeunesse était Chinoise.
Donc on a saisi l’opportunité et elle nous a traduit une série de phrase utiles sur un petit carnet (ou est la station de bus, je voudrais 2 tickets en aller simple, ou sont les toilettes…); on était aussi muni du petit livre « gépalemot » avec des images explicites pour se faire comprendre.
Bien nous en a pris, ces deux outils ont été trèèèès utiles!

On a réussi à rejoindre l’aéroport de Zuhai, suffisamment à temps pour gérer notre vol.
On aurait aussi pu être en retard, cela n’aurait pas changé grand chose…
En effet, on a appris que l’avion, qui initialement, devait décoller à 18h30, accuserait un retard d’au moins 2h, celui-ci étant encore à Changsha.
Pas grave, on est pas à 2h près.
Mais les heures défilent et l’avion est toujours retardé. On va se renseigner à tour de rôle, on commence à sympathiser avec d’autres passagers.
Par traducteur interposé, on apprend que l’avion est bloqué à Changsha en raison d’une météo déplorable; c’est pas rassurant.
Notre avion n’est pas le seul à être cloué au sol et bien au contraire, la salle d’embarquement ne désemplit pas du tout et la plus part des vols sont annulés ou retardés d’heures en heures.

2016-06-15 20.53.00

Il y a un brouhaha indescriptible et en plus de ça les différents guichets d’enregistrement qui diffusent les mises à jour au moyen d’un mégaphone qui grésille sur fond de message automatique en boucle qui confirme pour chaque vol que celui ci est retarde ou annulé.
On décide d’aller diner, mais aucune de nos CB ne fonctionne avec leur terminal.
On peut pas retirer, on n’a pas pu changer au bureau de change car il n’y avait personne… Ça parait mal engagé, jusqu’à ce que la serveuse interpelle un couple de jeunes en train de diner pour qu’ils fassent la traduction.
Et là, contre toute attente, ces derniers insistent pour nous offrir le repas. On a beau refuser, il n’y a rien à faire. Bon ben « hum xié-xié » (merci beaucoup)!!!

23h30, le verdict tombe: le vol est annulé, on verra demain. Si l’avion est en mesure de décoller de Changsha pour Zuhai.

Qui a dit que les chinois ne s’énervent pas?

A l’annonce de la nouvelle , c’est l’hystérie, ça crie contre la pauvre hôtesse qui elle contient son calme, ça frappe fort sur le guichet d’embarquement, ça palabre pendant de longues minutes et nous de temps en temps, on tente de communiquer pour savoir comment on va devoir gérer la situation (récupération des bagages, où peut on dormir, à quelle heure doit on revenir demain, comment va-t-on gérer pour le changement de billet…)

Finalement, on arrive a intercepter l’information, tous les passagers doivent récupérer leurs bagages, puis il y a des bus mis à disposition pour nous déposer dans plusieurs hôtels et le lendemain ces mêmes bus nous ramèneront à l’aéroport.

Allez, on suit le mouvement, c’est encore un peu l’hystérie au moment de monter dans le bus car on ne sait pour quelle raison les soutes sont fermées, donc passagers et bagages s’entassent dans l’habitacle.
Nous on arrive habilement à entrer dans le bus et nous caler au fond. Le couloir et tellement impraticable car rempli de bagages que personne ne nous rejoint.
Un peu plus d’une heure de bus plus tard, on arrive enfin à l’hôtel, qui est formidablement illuminé tant par son enseigne que par les de décorations de noël qui soit ont été oubliées ou soit ont été installées avec beaucoup d’avance.

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welcome!

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Autrement, on a pas a se plaindre, la chambre est correcte et on est bien content de pouvoir vraiment se reposer au calme.
Même si personne ne capte un mot d’anglais, on arrive à se débrouiller.
Le lendemain, après le déjeuner, on reprend le bus et rebelote à l’aéroport.
Ce qui n’est pas rassurant, c’est que de nouveau, les tableaux affichent que plusieurs vols sont déjà annulés ou retardés.
On a quand me bon espoir, jusqu’à ce que l’on nous annonce que notre avion n’a pas encore pu quitter Changsha….
Nouvelle vague d’hystérie…
Ce coup-ci, une personne qui parle anglais est appelée pour nous tenir mieux informés.
On hésite à tenter de nous faire rembourser le billet pour prendre un train ou un bus.
Dans l’intervalle, on nous informe que l’avion arrive, que tout semble en ordre, que des plateaux repas seront distribués aux passagers.
On attend encore une paire d’heures et finalement on peut enfin embarquer.
On atterrit à Changsha, il fait nuit, on parvient sans difficultés à trouver une auberge de jeunesse pour passer la nuit. Demain levé 5h pour aller prendre les billets de train et rejoindre Zhangjiaje, pour voir le fameux parc…… Qui compte le plus vaste ensemble de pics crastiques au monde.

Le lendemain, à la gare, c’est presque sans en encombres pour acheter les billets, on est bien orientés par les personnes auxquelles on demande et c’est bien utile car tu dois acheter les billets a proximité de la gare, aux guichets fenêtre car tu ne peux pas acheter aux machines sans une carte d’identité chinoise.
Ensuite tu va au hall des départs, tu présentes tes billets, tu scannes tes bagages, tu remontre tes billets et tu te débrouilles pour trouver la voie.
On s’en sort pas trop mal. On a plusieurs longues heures de train, il n y avait plus de places assises, on a du prendre des couchettes dures.
En effet, les trains sont assez vite bondés, il vaut mieux prendre les places en avance sur internet via CTRIP, puis aller retirer ses billets au guichet.
Franchement, on s’attendait à pire, mais les couchettes sont correctes, c’est des espaces de 2×3 lits superposés. C’est pas la jungle, au contraire. C’est bien contrôlé et organisé.
Comme c’est un trajet de jour, on peut bien profiter du paysage qui défile et ça vaut le détour.

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On arrive a Zhangjiaje en milieu de journée, il n y a pas trop de signalisation, la ville est en en travaux et naturellement, quand tu débarques dans un nouvel endroit tu es toujours un peu perdu.

J’interpelle deux jeunes pour demander notre route pour rejoindre l’auberge. Ils ne sont pas du coin, mais ils ont le g.p.s. sur leur téléphone.
Ce n’est ni loin ni compliqué, mais la ville est tellement en travaux que ça ne correspond pas trop. Ils se proposent pour nous y emmener. Décidément, vraiment sympas ces jeunes Chinois!
Ca nous prendra 15 mn de marche sous un soleil de plomb, faisant connaissance avec nos comparses, pour trouver l’auberge. Leur aide nous a été bien précieuse.

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nos sauveurs !

L’auberge est toute coquette, l’accueil est parfait, on se fait bien comprendre en anglais et il fait un temps magnifique! On va enfin pouvoir découvrir la chine!

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